Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a souligné que le renouvellement du mandat de la Commission nationale de la population reflète la ferme volonté des pouvoirs publics de poursuivre le soutien aux mécanismes de concertation et de coordination entre les différents intervenants en matière de population et de développement, indique, mercredi, un communiqué du ministère.
Dans une allocution lue en son nom par le chef de cabinet du ministère, M. Hadj Mouati Khalil Réda, à l’occasion de l’installation, mardi, de la Commission nationale de la population pour son nouveau mandat, le ministre a affirmé que “le renouvellement du mandat de la commission traduit la forte volonté des pouvoirs publics de poursuivre le soutien aux mécanismes de concertation et de coordination entre les différents acteurs en matière de population et de développement”.
Il a, en outre, souligné que cette coordination s’inscrit dans “le souci d’intégrer la dimension démographique dans les différentes stratégies et programmes sectoriels, de manière à garantir un équilibre entre la croissance démographique et le développement socioéconomique, tout en anticipant les perspectives futures dans ce domaine”.
Abordant les questions liées à la population, le ministre a indiqué qu’elles “constituent un axe stratégique dans l’ensemble des politiques publiques, allant de l’éducation et de la santé à l’emploi et au logement, ainsi qu’à l’investissement dans les ressources humaines, notamment la jeunesse, outre la promotion de la santé reproductive et l’élimination de toute forme de violence, en vue de parvenir à la justice sociale et au développement durable”.
Dans ce cadre, M. Ait Messaoudene a mis en exergue “le rôle de la Commission nationale de la population dans la proposition des orientations et axes fondamentaux de la politique nationale de la population, l’évaluation des programmes et le renforcement de la coordination entre les différents acteurs”.
Il a également mis en avant les réalisations accomplies par la commission depuis sa création, soulignant qu’elle a joué, au cours de ses précédents mandats, un rôle pivot dans “l’actualisation des bases de données et la contribution à l’élaboration de projections démographiques permettant d’anticiper les défis et les perspectives du développement durable, outre sa participation à l’élaboration de plans nationaux multisectoriels”.
Le ministre a rappelé la réalisation par la commission “d’études approfondies sur la fécondité, la mortalité et la situation de la femme, en sus de l’accompagnement des commissions de wilaya et du renforcement de leurs capacités, en particulier dans les zones à faibles indicateurs, tout en œuvrant à l’intégration des questions démographiques dans les plans de développement local”.
Il a, par ailleurs, mis en exergue “les efforts déployés en matière d’information et de sensibilisation, à travers la mobilisation de l’ensemble des acteurs, y compris les médias, la promotion des activités de communication et d’éducation démographique, le soutien aux programmes de santé reproductive et de planification familiale, de même que l’actualisation de la feuille de route pour la période 2025-2030”, lit-on dans le communiqué.
Ces efforts “s’inscrivent dans le cadre des missions légales de la commission, notamment la contribution à la définition et à l’actualisation de la politique publique de population, l’évaluation des programmes sectoriels, la proposition d’études et de mesures à même d’assurer un équilibre entre la croissance démographique et le développement socio-économique, outre la collecte et l’analyse des données, le renforcement des systèmes d’information, et la promotion des actions de sensibilisation et de coordination”, a-t-il ajouté.
Il a, en outre, fait observer que ces démarches reposent sur la conviction de la nécessité d’adopter une approche multisectorielle , impliquant l’ensemble des acteurs afin de relever les défis démographiques et d’améliorer les indicateurs de développement, particulièrement dans les domaines de la santé reproductive, de l’autonomisation des femmes, de l’éducation, de l’emploi, en plus de la réduction de la mortalité maternelle et infantile, en cohérence avec les engagements internationaux de l’Algérie et les perspectives de développement durable.
Dans ce contexte, M. Ait Messaoudene a souligné la “contribution de la commission à la concrétisation des engagements internationaux de l’Algérie, notamment le programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, à travers l’adoption d’un plan d’action multisectoriel traduisant les recommandations de la Déclaration du Caire et la Déclaration d’Addis-Abeba”.
Il a précisé, dans cette optique, que le nouveau mandat de la commission “impose de redoubler d’efforts, de renforcer l’action participative et de soutenir l’approche multisectorielle, à la lumière des mutations démographiques et des défis mondiaux, ainsi que de l’approche des échéances de l’agenda 2030 pour le développement durable”. Ce mandat constitue “une opportunité de renforcer les acquis, d’accélérer le rythme de réalisation et d’intensifier la coordination entre différents partenaires, garantissant ainsi la réalisation d’un développement équilibré et durable centré sur l’être humain et son bien-être”, a-t-il dit.
Au terme de son allocution, le ministre a affirmé que “le succès de cette commission dépend du degré d’engagement de ses membres, de la complémentarité de leurs rôles, et de leurs capacités à présenter une vision claire et des recommandations pratiques qui soutiennent le décideur”, tout en appelant à “l’actualisation de la politique nationale de population à l’horizon 2040, en tenant compte des mutations démographiques et des défis futurs, et en contribuant efficacement à la réalisation des objectifs de développement durable”.
Le ministre s’est également dit convaincu que ce mandat sera “une étape qualitative caractérisée par l’efficacité, l’innovation et les résultats tangibles”, conclut le communiqué.
Source : https://www.aps.dz/
Algeria News Savoir Tout sur l'Algérie