Dans une déclaration à l’APS, Mohamed Khaled a précisé que cette deuxième présidence tournante assurée par l’Algérie depuis son élection, en 2025, au Conseil de paix et de sécurité pour un sixième mandat depuis la création de cette instance en 2003, “traduit la confiance dont jouit notre pays au sein de l’UA et reflète son engagement constant en faveur de la paix et de la stabilité sur le continent, partant de son attachement au principe des solutions africaines aux problèmes africains”.
Dans cette perspective, l’Algérie a élaboré “un programme d’action équilibré, ambitieux et intégré, articulé autour des priorités du continent, notamment la consolidation de la sécurité dans les Etats africains”, a-t-il indiqué, soulignant que “l’Algérie est convaincue que la sécurité, la stabilité et le développement de l’Afrique relèvent d’une responsabilité collective qui appelle la conjugaison des efforts de tous ses enfants dans un esprit de solidarité, d’unité et d’intégration, au service des aspirations des peuples du continent à la paix et à la prospérité”.
A travers son programme d’action, reposant sur une approche pragmatique fondée sur l’efficacité, l’Algérie entend contribuer, par des initiatives concrètes, au renforcement de la capacité du Conseil à relever les défis sécuritaires multiples et grandissants auxquels est confronté le continent africain, a-t-il ajouté, précisant que le programme de la présidence algérienne s’articule autour de trois principaux axes.
Il s’agit d’abord de procéder à une “évaluation globale” de la situation de la paix et de la sécurité en Afrique pour faire face aux défis et proposer des solutions pratiques et applicables, a expliqué l’ambassadeur.
Il s’agira ensuite de “s’attaquer aux crises et conflits en cours, non seulement à travers leur examen au sein du CPS, mais aussi à travers un engagement sur le terrain”, qui passe par l’organisation d’une mission du Conseil au Soudan pour s’enquérir des développements de la situation humanitaire et sécuritaire et soutenir les efforts visant à parvenir à des solutions permettant de rétablir la paix et la stabilité dans ce pays, a-t-il ajouté.
Le troisième et dernier axe consiste à “renforcer la coordination entre le CPS et les différents organes de l’UA”, afin de mieux harmoniser les efforts et d’accroître l’efficacité de l’action africaine commune dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la gouvernance et des droits de l’Homme, a-t-il poursuivi.