Les initiatives de l’Algérie sur le continent africain traduisent une volonté de consolider sa présence en s’appuyant sur la mobilisation de ses compétences nationales, le partage des connaissances et le développement de partenariats productifs, faisant du pays un partenaire en mesure de contribuer à relever les défis du développement grâce à ses capacités techniques, industrielles et scientifiques.
Les secteurs de l’énergie, de la formation universitaire et de la production locale illustrent cette démarche, en offrant des perspectives de transfert de l’expérience algérienne vers un espace africain plus large et en ancrant la coopération continentale dans les besoins réels des pays partenaires.
La coopération algéro-nigérienne dans le secteur des hydrocarbures constitue, à cet égard, un exemple concret de la contribution de l’expertise nationale à la prise en charge de défis techniques.
A la suite de l’incident survenu sur le puits pétrolier “Goumeri W-8”, situé dans le champ d’Agadem au Niger, les autorités nigériennes ont sollicité des experts algériens afin de contribuer à l’évaluation de la situation et à la recherche de solutions techniques appropriées.
Le site nigérien “ActuNiger” a rapporté, dans un article publié vendredi dernier, que des techniciens algériens dépêchés par le groupe Sonatrach étaient arrivés sur les lieux pour apporter leur expertise dans la gestion de cet incident, à l’issue d’une série de réunions techniques tenues à Niamey.
De son côté, le site “Journal du Niger” a indiqué que les réunions entre le ministre nigérien du Pétrole et les experts algériens visaient à comprendre les circonstances de l’incident, à en évaluer les conséquences et à déterminer les solutions techniques envisageables.
Cette initiative met en évidence la valeur de l’expertise algérienne dans un secteur stratégique pour de nombreuses économies africaines, ainsi que les possibilités de mobiliser, au-delà des frontières nationales, les compétences acquises par l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures.
Lorsqu’un pays africain frère fait appel aux compétences techniques algériennes pour faire face à une difficulté sur le terrain, la coopération dépasse le simple échange de positions pour se traduire par une mise à profit directe des connaissances et du savoir-faire.
Selon les informations disponibles, les opérations de traitement de l’incident se poursuivent, tandis que les mesures de confinement sont menées par la société exploitante “CNPC Niger Petroleum S.A”, en coordination avec les autorités compétentes. Une enquête indépendante a également été annoncée afin de déterminer les causes de l’incident et les responsabilités, avec la contribution de l’expertise algérienne.
La participation algérienne consiste ainsi à apporter un appui à l’évaluation technique et aux efforts visant à maîtriser la situation, sans préjuger des résultats des opérations en cours ni des conclusions de l’enquête.
Cette démarche s’étend également à l’investissement dans le capital humain, considéré comme un fondement du renforcement à long terme des capacités africaines.
En Tanzanie, le quotidien “The Citizen” a rapporté, dans un article publié au début du mois d’octobre, que l’Algérie avait proposé 176 places universitaires aux étudiants tanzaniens. Le gouvernement tanzanien a sélectionné 150 étudiants pour poursuivre leurs études dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des sciences de la santé.
Cette initiative illustre le rôle de la coopération universitaire dans l’accès des compétences africaines à la formation et le renforcement des liens scientifiques entre l’Algérie et ses partenaires du continent.
Dans le domaine pharmaceutique, l’expertise algérienne a également été saluée officiellement en Tanzanie. Le ministère tanzanien de la Santé a indiqué, dans un communiqué publié le 5 octobre, que sa secrétaire générale, Grace Maghembe, avait examiné à Dar es-Salaam, avec une délégation du ministère algérien de l’Industrie pharmaceutique et des représentants de la société “FRATER-RAZES”, les perspectives de coopération dans la production de médicaments et de produits de santé, le transfert de technologie et l’investissement.
Le ministère tanzanien a rapporté que la responsable avait souligné les progrès importants réalisés par l’Algérie dans la production de produits de santé à l’échelle africaine, estimant que l’expérience algérienne offrait des possibilités d’apprentissage mutuel et de développement des capacités de production des deux pays.
En Afrique de l’Ouest, le partenariat algéro-sénégalais s’inscrit dans les efforts visant à renforcer la coopération économique et institutionnelle entre les pays africains. L’Institut sénégalais “Jubel” a fait état de la signature de 15 accords de coopération entre les deux pays, inscrivant cette initiative dans le contexte des démarches diplomatiques régionales du Sénégal.
Cette étape témoigne de la volonté commune de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales et d’élargir les domaines de coopération au service des intérêts mutuels.
Cette dynamique revêt une importance particulière au regard de la tenue, du 11 au 13 octobre, de la sixième session de la Grande commission mixte algéro-sénégalaise.
Selon le communiqué conjoint publié à l’issue des travaux, les domaines de coopération couvrent notamment l’énergie, les mines, la géologie, l’investissement, les transports, les services aériens, les archives et l’enseignement supérieur.
Les deux parties ont également souligné la nécessité d’assurer le suivi des engagements pris et de définir les projets prioritaires ainsi que leurs échéances de mise en œuvre. Cette orientation met en évidence l’importance de traduire la volonté politique en programmes concrets, mesurables et réalisables.
La dynamique du partenariat africain de l’Algérie se manifeste également dans ses relations avec l’Afrique du Sud. La visite en Algérie du ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a constitué une occasion de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale, notamment à travers le renforcement des échanges commerciaux et le développement de la coopération dans les secteurs de l’énergie, des minerais et de l’investissement.
La plateforme africaine spécialisée dans le commerce “Tralac” a, pour sa part, souligné l’intérêt d’élargir les échanges entre les deux pays à d’autres secteurs, notamment les industries pharmaceutiques, l’agriculture, la recherche scientifique, la technologie et l’intelligence artificielle, mettant ainsi en évidence la diversité des domaines de partenariat et les perspectives de leur développement.
Dans cette optique, l’Algérie poursuit le renforcement de sa présence en Afrique en mobilisant ses capacités nationales et en élargissant les perspectives de coopération avec les pays frères. Cette démarche favorise le partage des expériences, le transfert des connaissances et le développement de projets productifs, tout en ouvrant aux entreprises algériennes de nouvelles perspectives de contribution aux processus de développement du continent.
Elle traduit la volonté de l’Algérie de consolider des partenariats africains fondés sur la complémentarité et les intérêts mutuels, en s’appuyant sur les compétences et les capacités techniques, industrielles et scientifiques qu’elle a acquises, afin de renforcer son rôle de partenaire actif dans le soutien au développement et à l’intégration en Afrique.
Source : www.aps.dz
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