“Les consultations nationales pour renforcer l’harmonisation et la coordination en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle en Algérie : Vers une feuille de route nationale pour la transition durable des systèmes alimentaires”, est le thème d’un séminaire régional tenu, dimanche, à l’Institut technologique spécialisé en agronomie saharienne de Timimoun.
Initiée par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, en application de conventions signées avec l’Organisation onusienne pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette rencontre académique a regroupé des acteurs du secteur de l’agriculture des wilayas de Timimoun, Adrar, Béchar et Béni-Abbés.
Les intervenants, experts, chercheurs et agronomes, ont mis en avant le fait que la durabilité des systèmes alimentaires dans la région saharienne repose, comme moyens et méthodes, sur l’exploitation rationnelle des ressources hydriques à travers la généralisation des systèmes d’irrigation modernes, le développement des filières culturales adaptées aux conditions climatiques sahariennes, dont la céréaliculture et les cultures fourragères, la préservation du système oasien traditionnel en tant que modèle social et environnemental à même d’assurer l’équilibre entre l’homme et son milieu.
Le soutien des investissements agricoles via l’accompagnement technique, le développement des infrastructures soutenant l’amélioration de la production, dont l’électrification, les pistes agricoles et la réalisation de structures de stockage des récoltes, ont également été passés en revue par les participants.
Intervenant, à ce titre, le directeur des services agricoles (DSA) de la wilaya de Timimoun, Rafik Benmansour, a affirmé que la durabilité des systèmes alimentaires en régions sahariennes revêt une grande importance à l’ère des changements climatiques et des mutations économiques que connaît le monde, d’autant plus que les zones sahariennes assument un rôle prépondérant dans la consolidation de la sécurité alimentaire nationale et l’appui de la production agricole stratégique.
Ces régions renferment, a-t-il expliqué, des spécificités naturelles et environnementales requérant l’adoption d’une approche de développement adaptée au milieu saharien, dont l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles, l’eau souterraine notamment, pour pérenniser les activités agricoles.
Pour sa part, Dr. Amel Bouzid, économiste, cheffe de projet et chef de département d’agriculture, du territoire et de l’environnement au centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), a indiqué que ‘’cibler ces régions tend à allier les systèmes oasiens traditionnels, les grands investissements agricoles, la transformation des potentialités existantes, ainsi que les vastes étendues et l’énergie solaire, en une réalité palpable susceptible de réaliser l’autosuffisance, dans le respect et la préservation des ressources hydriques”.
Le programme du séminaire comprend des ateliers sur des thèmes afférents à la durabilité des systèmes oasiens de production, le développement des chaînes de valeur locales, la nutrition et la consommation durables, ainsi que la gouvernance régionale du système alimentaire, ont indiqué les organisateurs.
Source : https://www.aps.dz/
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