Cette session de haut niveau, organisée en collaboration avec l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL), dont les travaux se poursuivent pour la 3e journée consécutive, s’inscrit dans le cadre des “efforts régionaux conjoints visant à promouvoir la sécurité intellectuelle et à renforcer les voies de prévention contre les menaces transfrontalières qui ciblent le tissu social des pays de la région”, constituant ainsi “une plateforme qualitative sur le terrain à même de doter les cadres des affaires religieuses du Niger des mécanismes de lutte contre la pensée extrémiste”, lit-on dans le communiqué.
Dans le contexte des défis du discours religieux et des mécanismes de renouveau, le président de la LOPIS, Abakar Walar Modou a souligné, dans son intervention, que l’enjeu de l’instance repose sur “la conscience de l’imam et sa capacité à appréhender les défis de l’époque, étant la clé de la prévention contre l’extrémisme et le radicalisme”.
Lors d’une séance axée sur “Les arguments religieux du terrorisme et leur déconstruction”, le SG de la LOPIS, M. Lakhmissi Bezzaz, a mis l’accent sur la nécessité de “renforcer l’immunité intellectuelle à travers une réponse scientifique pertinente aux concepts de l’extrémisme”, mettant en garde contre les dangers des “fatwas importées qui font abstraction de la jurisprudence de la réalité et des spécificités des sociétés du Sahel”.
Dans ce cadre, M. Kamel Chekkat a présenté une intervention sur “l’ancrage des valeurs de tolérance et du juste milieu”, au cours de laquelle il a exposé les caractéristiques de la charia islamique et ses finalités visant à préserver les intérêts de l’être humain, citant des modèles historiques du continent sur la capacité des sociétés à coexister.
Pour sa part, le représentant de la Ligue au Niger, Dr Ibrahim Moussa Souleymane a analysé le phénomène de l’extrémisme, dévoilant les facteurs exploités par les groupes terroristes pour embrigader les jeunes, tels que la pauvreté, l’ignorance et les conflits tribaux.
Cette session a également été l’occasion de mettre en avant le modèle algérien, à travers une intervention intitulée “La lutte contre l’extrémisme à travers les médias”, dans laquelle la stratégie du développement des compétences de l’imam sur l’espace numérique a été exposée, allant du renouvellement des méthodes du discours au renforcement de la sécurité numérique et au démantèlement électronique des stratégies des groupes extrémistes, en s’inspirant de “l’expérience algérienne pionnière en matière d’investissement dans les supports médiatiques”, ajoute le communiqué.
Cette manifestation régionale sera sanctionnée par la remise des attestations et la formulation de recommandations pratiques devant contribuer à “l’ancrage des valeurs de juste milieu et de modération en tant que piliers fondamentaux de la stabilité et du développement dans les pays du Sahel”, conclut le communiqué.