Le Forum “Afrique-El Alamein” sur l’investissement et les affaires tiendra sa première édition dans la ville égyptienne d’El Alamein, du 2 au 4 octobre prochain, avec une large participation africaine et internationale, dans l’objectif de renforcer l’intégration économique, le commerce et l’investissement, ainsi que de contribuer au soutien des projets de développement et à la promotion des échanges commerciaux intra-africains.
Plus de 20 chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à cette rencontre, qui verra également la participation de responsables et de dirigeants d’institutions financières internationales et régionales, ainsi que de principaux acteurs de différents secteurs économiques, pour examiner les moyens de renforcer l’intégration économique, le commerce et l’investissement sur le continent.
Organisé en coopération entre le gouvernement égyptien, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), ce rendez-vous devrait devenir un forum d’affaires africain permanent, organisé tous les deux ans. Il vise à réunir les décideurs et le secteur privé autour des priorités de croissance et de développement en Afrique.
La manifestation s’articulera autour de l’harmonisation des priorités en matière de politiques publiques et d’investissement, de la mobilisation des partenariats pour la réalisation des projets et du renforcement des mécanismes de financement et d’investissement, outre la stimulation du commerce intra-africain, l’intégration des secteurs économiques émergents et la pérennisation des initiatives ainsi que le suivi de leur mise en œuvre.
Le programme du Forum prévoit plusieurs sessions spécialisées, à l’instar du Forum africain de l’investissement dans le secteur automobile, d’une rencontre consacrée à l’adaptation au changement climatique et à la résilience, ainsi que d’un concours destiné aux jeunes Africains dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique et du programme “Startup Arena”, dédié aux start-up.
Les principales sessions du Forum porteront également sur plusieurs thématiques liées au commerce et à l’intégration africaine à la lumière des mutations mondiales, à la mobilisation des capitaux et à l’investissement dans le secteur de la santé et les chaînes de valeur régionales, ainsi qu’à la transformation numérique et aux technologies spatiales, à la construction de villes interconnectées et résilientes face au changement climatique, outre les mécanismes de valorisation des richesses minières et le soutien à l’industrialisation et à l’industrie sur le continent.
Selon les organisateurs, les travaux du Forum constituent une occasion de renforcer la coopération entre les différents acteurs africains, de soutenir le commerce et les investissements intra-africains et d’explorer de nouveaux secteurs susceptibles de contribuer à la croissance économique et au développement durable sur le continent.
Ce Forum économique continental intervient à un moment où l’Algérie accélère sa dynamique d’investissement dans le cadre d’un processus global de réformes engagé en application de la vision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à améliorer le climat des affaires et à offrir un environnement plus favorable aux investisseurs nationaux et étrangers.
Cette approche repose notamment sur la simplification des procédures, la consolidation du principe de liberté d’investissement et d’initiative, la mise à disposition du foncier économique, ainsi que le renforcement de la transparence et de la numérisation et l’orientation des incitations vers les investissements productifs à forte valeur ajoutée.
Dans ce cadre, le rôle de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) a été renforcé, notamment à travers la réorganisation et l’élargissement des prérogatives du Guichet unique, qui constitue un espace intégré destiné à l’accomplissement des différentes procédures liées aux projets.
Le dispositif a connu, en 2026, de nouvelles mesures visant à élargir les prérogatives des représentants des administrations et organismes publics au niveau des guichets, permettant ainsi de réduire le parcours administratif et les délais de traitement des dossiers et d’accélérer la concrétisation des projets.
Parallèlement, l’Algérie accorde une importance croissante à la promotion des start-up en tant que moteur de l’innovation et de la diversification économique, l’écosystème des start-up ayant connu une évolution notable en matière d’accompagnement, de financement et d’encadrement, parallèlement à l’élargissement et à l’ancrage de l’esprit entrepreneurial et de l’innovation au sein des universités, l’objectif est de à 20.000 le nombre de start-up à l’horizon 2029.
L’Etat œuvre également à renforcer et à améliorer l’environnement permettant de transformer les idées et projets innovants en entreprises capables de croître et de créer des emplois, en orientant une part croissante des efforts vers la numérisation, l’intelligence artificielle, les nouvelles technologies et les énergies renouvelables.
Cette orientation traduit la volonté de faire évoluer la start-up, d’un simple projet innovant à ses premiers stades, vers une entreprise économique capable d’accéder aux marchés national, continental et international.
L’Algérie poursuit aussi le renforcement de sa présence en tant qu’acteur économique, commercial et d’investissement majeur sur le continent, dans le cadre de sa diplomatie économique et en s’appuyant sur ses capacités industrielles et les infrastructures dont elle dispose.
Ce rôle s’est notamment illustré à travers l’accueil par l’Algérie de plusieurs manifestations économiques continentales d’envergure, à l’instar de la 4e édition du Salon du commerce intra-africain (IATF), organisée l’année dernière, qui a constitué un rendez-vous économique majeur ayant réuni des entreprises, des investisseurs et des acheteurs venus de différentes régions du monde et ayant été couronné par la signature d’accords commerciaux et d’investissement d’un montant avoisinant les 50 milliards de dollars.
Cette dynamique s’est également traduite par le lancement d’un fonds destiné au financement des start-up et des jeunes innovateurs en Afrique, au niveau de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, sur décision du président de la République.
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