Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé, mardi à Alger, le lancement du réseau thématique de recherche sur la production et la santé animales, un espace scientifique regroupant des chercheurs algériens de l’intérieur du pays et établis à l’étranger, avec le concours du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger.
Ce réseau vise notamment à développer la recherche dans le domaine de la production et de la santé animales, à renforcer la coopération entre les différents acteurs du secteur, à soutenir l’innovation et la technologie, à contribuer à la formation des ressources humaines et à la recherche et au développement, et à participer au développement durable de la filière animale.
Le lancement de ce réseau s’est déroulé en présence de représentants du secteur de l’agriculture, de membres du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, ainsi que d’enseignants et de chercheurs spécialisés dans le domaine de la santé animale.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Baddari a souligné l’importance d’associer la communauté scientifique et les chercheurs algériens établis à l’étranger aux efforts de développement socioéconomique du pays, ainsi qu’à la réalisation de l’objectif visant à garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires de l’Algérie, conformément aux orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Il a également mis en avant l’importance de cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la complémentarité entre son département ministériel, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, et le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, en vue de réaliser des axes stratégiques, notamment le renforcement de la complémentarité institutionnelle, la mobilisation des compétences scientifiques, à l’intérieur du pays et à l’étranger, la réponse aux besoins du terrain dans le domaine de la production et de la santé animales, et l’amélioration de la situation de cette activité.
Ce réseau mobilisera 70 laboratoires et centres de recherche, plus de 300 chercheurs et enseignants-chercheurs, ainsi que plus de 100 doctorants, a précisé le ministre.
Parmi les principaux résultats attendus de ce réseau figurent la définition des priorités de recherche liées à la production et à la santé animales, l’élaboration de projets de recherche dans ce domaine, le renforcement de la complémentarité institutionnelle entre les différents acteurs, ainsi que la contribution à la consolidation de la sécurité et de la souveraineté alimentaires, a ajouté M. Baddari.
Les premières conclusions de ce réseau national seront disponibles dans six (6) mois, a-t-il indiqué, précisant que certaines recommandations sont d’ores et déjà à l’étude, lesquelles portent notamment sur la création d’une race ovine hybride issue du croisement des races “Ouled Djellal” et “D’man”, ainsi que sur la mise au point de trois (3) types d’aliments de bétail.
Il a expliqué que les conclusions attendues de ce réseau contribueront significativement au développement de cette activité, à laquelle le président de la République accorde une importance particulière dans le souci de préserver la souveraineté et la sécurité alimentaires du pays.
De son côté, le membre du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, Mohammed Gagaoua, a mis en avant l’importance du renforcement de la production et de la santé animales, au regard de leur impact sur la sécurité alimentaire et sa durabilité, indiquant que le lancement de ce réseau bénéficiera de l’appui des centres de recherche, des universités ainsi que de la communauté scientifique nationale établie à l’étranger, en vue de renforcer la production animale et d’en assurer la durabilité.
Ce réseau, ajoute-t-il, a été lancé à l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, notamment de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique, soulignant que ce projet est de nature à donner une nouvelle impulsion à la recherche et à la coopération dans le domaine de la santé et de la production animales.
Pour sa part, le directeur de l’Ecole nationale supérieure agronomique (ENSA), Tarek Hartani, a relevé l’importance majeure du lancement de ce réseau, notamment en ce qui concerne les zoonoses, soulignant qu’il traduit la volonté politique visant à protéger la santé animale et à renforcer la production nationale.
La rencontre a été marquée par la signature de trois conventions de recherche. La première porte sur un projet d’étude de la diversité génétique des ovins et des possibilités de leur amélioration.
La deuxième concerne le traitement des cas de mammite subclinique causée par des bactéries résistantes et des biofilms, au moyen de méthodes alternatives, tandis que la troisième porte sur un projet visant à utiliser les microalgues et les huiles essentielles de certaines plantes médicinales et aromatiques comme alternative aux antibiotiques dans les élevages avicoles.
En marge de la rencontre, M. Baddari a visité une exposition organisée au niveau de l’ENSA, consacrée à la présentation des résultats des projets nationaux de recherche dans le domaine de la production et de la santé animales.
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